TARES ET DEFAUTS

La dysplasie coxo-fémorale

 

Les tares oculaires

 

Le caractère atypique

       

 

 

 L'épilepsie

 

 

 

La Dysplasie Coxo-fémorale    Les dessous de la dysplasie                  

Définition
Les dessous de la dysplasie  
La dysplasie et moi
Les solutions
L'Erreur du Millénaire de la médecine vétérinaire "La dysplasie  de la hanche, anomalie squelettique non héréditaire du chien, par malnutrition"

Tyson du Valhalla

Position en grenouille dénotant l'absence de dysplasie, peu de chance que son compagnon puisse adopter la même attitude, mais CHUT, il y a tellement de dysplasie dans cette race là qu'on préfère passer la chose sous silence!

 

Les dessous de la dysplasie

La  "dysplasie" comme on l'appelle communément sans nuance, pourrait , selon qu'elle altère ou non la vie du chien, et dans quelle mesure, être alternativement classée dans les défauts comme dans les tares. Au stade C, qui demeure la moyenne chez le labrador, en dépit des mesures visant à l'éradiquer prises depuis au moins 40 ans dans les pays capables de fournir des statistiques valables, elle représente la norme chez le labrador, le golden-retriever, à l'ossature plus lourde, étant un peu plus affecté, le flat-coated-retriever, plus élancé et à l'ossature plus fine, étant moins affecté.

La dysplasie, toujours évoquée sous des aspects cauchemardesques,  serait  plutôt à classer dans les arguments les plus efficaces qui cautionnent le trafic d'influence éhonté dont souffre le commerce  du chien de race en général.

C'est bien ce que pressentait le regretté Professeur Guy Queinnec, alors titulaire de la Chaire d'élevage et d'économie à l'école nationale vétérinaire de Toulouse, qui écrivait dans son  ouvrage de vulgarisation médicale: La dysplasie de la hanche chez le chien, paru en 1985 :

"Le fond consiste à supplanter une logique d'élimination, de pouvoir génétique, où toute erreur sera grave, qui ne pourra jamais être à l'abri des dangers de brimades personnelles, de concurrences d'élevage, de complaisances aveugles ou intéressées, par une logique d'émulation, de promotion, de valorisation des qualités, dans un climat de grande liberté d'action"

et aussi :"Le pouvoir des généticiens en élevage est bien modéré, beaucoup plus faible qu'on ne le croit, à coté de l'art de l'éleveur, de la connaissance des animaux."

Ayant commencé à faire radiographier mes labradors dès 1973, je pense être l'éleveuse de labradors française ayant le plus de recul en la matière. Les choses se déroulaient en Suisse dans un climat de confiance totale. Deux commissions situées dans deux écoles vétérinaires officielles examinaient toutes les radios de hanches du pays, et les résultats n'étaient transmis qu'au propriétaire du chien. Il était possible de faire à nouveau radiographier le chien, souvent sur le conseil de la commission qui cherchait avant tout à trouver des solutions à cette affection qu'ils savaient bien ne pas être maîtrisable génétiquement.

Ces conseils pouvaient se contredire d'une étape à l'autre. Par exemple il fut un temps où l'on complémentait les chiots en calcium,  et un jour où l'apport supplémentaire de calcium fut irrémédiablement prohibé.

Les éleveurs acceptaient de bonne grâce de jouer les cobayes dans cette démarche où, comme il se doit, ils contribuaient avec les scientifiques à une recherche d'amélioration de la situation.

Pour mettre en oeuvre un maximum de paramètres les tentatives d'éradication de la malformation passaient  par l'utilisation exclusive en élevage de chiens présentant des hanches acceptables, et c'est en toute sérénité que le propriétaire du chien choisissait ou non d'adresser la cotation des hanches de son labrador au club de race.

Et personne n'aurait eu l'idée saugrenue d'accuser quiconque "d'avoir de la dysplasie", ce qui relève soit de la plus grande incompétence, soit de l'intention délibérée de nuire (stratagème fréquent chez certains éleveurs puisque dans les races à risque, dont le cheptel est prédisposé à cette affection, personne n'y échappe, surtout pas ceux qui ne se réfèrent qu'à des principes simplistes.

Se vanter  de n'élever qu'avec des géniteurs ayant des hanches parfaites, c'est une chose, prétendre que c'est une garantie quant à l'avenir des chiots, relève de la duperie caractérisée.

Le labrador est, au même titre que toutes les races lourdes à croissance rapide, prédisposé à la dysplasie de la hanche. Cette malformation, qui n'est pas congénitale (présente à la naissance),  peut s'exprimer pendant la croissance du chiot, quelques soient les scores de dysplasie de ses ascendants. Si ses mécanismes de transmission n'ont toujours pas été élucidés, on sait, en revanche, qu'elle se manifeste le plus souvent en fonction de certains facteurs environnementaux .

A ceux qui prétendent que la dysplasie est héréditaire d'expliquer, par exemple, pour quel motif ils déconseillent les escaliers, ou les sols glissants  à un chiot labrador, si ce n'est qu'il s'agit en fait d'une hérédité de prédisposition caractéristique de la race. Si cette malformation était réellement programmée génétiquement, d'une part il n'y aurait aucune raison de prendre la moindre précaution, d'autre part, son dépistage systématique depuis plus de 40 ans en aurait eu raison. Ce qui est loin d'être le cas, contrairement à une tare héréditaire telle que l'atrophie progressive de la rétine, que les éleveurs connaissant les porteurs sains ont pu éradiquer dans leur élevage.

Comment expliquer les dysplasies unilatérales? Un vétérinaire américain, fort de 22 années de suivi de la dysplasie dans les grandes races y consacre une page web, Unilateral Hip Dysplasia http://www.showdogsupersite.com/hips.html

"Une boiterie de la hanche peut avoir beaucoup de causes autres que la dysplasie. Une luxation de la hanche peut être traumatique et ne pas signifier dysplasie"s'insurgeait déjà le professeur Quéinnec en 1985, qui ajoutait : "Comment justifier le développement de la dysplasie dans presque toutes les races lourdes, au même moment (1950-1980), par les seuls mécanismes génétiques ?".

Le Professeur Quéinnec s'est battu en vain pour empêcher que la dysplasie coxofémorale ne soit mise au nombre des vices rédhibitoires, le lobby des vétérinaires, qui, curieusement, a oublié la dysplasie des coudes, qui procède pourtant des mêmes mécanismes que la dysplasie des hanches, ne peut que se féliciter de cette loi inique qui rend l'éleveur responsable des conditions incontrôlables dans lesquelles le chiot effectue sa croissance, mais autorise, en revanche, un certain nombre d'actes médicaux qui n'engagent en rien la responsabilité du praticien, et qui n'étonnent personne tant la formule "dysplasie" s'est vulgarisée, au point  qu'elle pallie avantageusement l'incompétence à savoir poser un diagnostic. Il arrive ainsi que certaines boiteries dues à un traumatisme du genou soient allègrement mises sur le compte de la dysplasie coxofémorale.

Quand je suis revenue en France en 1986, on commençait tout juste à s'intéresser à la dysplasie de la hanche chez le labrador. Les radios étaient cotées par un vétérinaire assisté par le comité du club de race  dont quelques administrateurs, sans la moindre formation vétérinaire, signaient les certificats. 

La formule "Il y a de la dysplasie dans cet élevage", largement utilisée par les décideurs de l'époque pour dénigrer un élevage, commençait sa carrière officielle. Pour l'anecdote, l'autre formule, destinée à cautionner les favoris était : "Allez-y les yeux fermés" Tout un programme... 

 

Comment expliquer  que la même chienne puisse être cotée E  sous un premier propriétaire, puis A  sous le second, (le lecteur se défendant d'avoir  pu savoir qu'il s'agissait du même chien , les dossiers se référant aux propriétaires et non pas aux  chiens) ou encore que cette autre passe allègrement du D au A au terme d'un dossier ébouriffant qui se solde par une lettre de sa propriétaire et éleveuse s'étonnant que le club de race ne soit pas plus prompt à lui faire vendre les deux chiots qui lui restent sur les bras?

Comment un club de race peut-il justifier la publication illégale d'une fausse liste de chiens cotés D après seconde lecture, alors qu'il est matériellement impossible qu'il y ait eu de seconde lecture, ou encore qu'un président de ce même club, se réclamant de sa position, intervienne dans un procès concernant un chien dont la dysplasie n'a jamais pu être démontrée, contre un de ses adhérents éleveur?

Pour quelle raison cohérente le club de race s'est-il mis à  exiger les cotations de hanches  qu'il délivre lui-même pour qu'un chien puisse participer à un field-trial ?

Certains champions de travail anglais ont de  mauvaises hanches, ce qui ne les a pas empêché de gagner des épreuves de très haut niveau, sans commune mesure avec ce que l'on appelle aujourd'hui "field trial" en France, où il est  permis de se demander si nos champions de travail, sélectionnés à la base sur leurs certificats de dysplasie, seraient à la hauteur.

Oscar of Kawarika, l'un de mes chiens de travail, il y a 20 ans, quand les field trials m'intéressaient encore... Mes chiens de travail ont toujours été capables de sauter une clôture pour aller chercher un gibier blessé et de la sauter au retour, chargés de ce gibier sans l'endommager, ce qui me semble plus essentiel que leur cotation en dysplasie, je n'ai d'ailleurs jamais éprouvé le besoin de les faire radiographier. Je doute fort, en revanche, que l'on exige aujourd'hui des "grands" champions de travail français, dûment radiographiés désormais , ce travail qui justifie leur existence.

Les pressentiments du Professeur Quéinnec se sont parfaitement vérifiés en ce qui concerne le labrador pour lequel, dans notre pays, le principe du dépistage, intéressant en soi pour autant qu'il soit concluant, ce qui n'est pas le cas,  n'est en fait que prétexte à des pratiques fort éloignées du prétendu dessein d'amélioration des races.

"...Le dirigisme réducteur est souvent très dangereux en génétique. Mais comme le pouvoir génétique est lui-même tentant pour ceux qui en ont le monopole de droit ou de fait." "La dysplasie de la hanche chez le chien": Professeur Quéinnec  paru en 1985

 

La dysplasie qui effraie, la dysplasie à toutes les sauces, la dysplasie business (vite une petite radio de contrôle à 1000Frs, vite une urgentissime pose de prothèse d'une hanche sur un chien n'ayant pas terminé sa croissance à 15000 Frs, avec l'assurance de poser une seconde prothèse six mois plus tard), la dysplasie argument de vente...

Si la théorie de l'hérédité de la dysplasie pouvait être plausible au départ, aujourd'hui, avec un demi siècle de recul, elle est aussi plausible que celle selon laquelle le nuage de Tchernobyl se serait arrêté à nos frontières.

La séduisante théorie de l'hérédité de la dysplasie coxo-fémorale aussi profitable aux vétérinaires qu'elle est redoutable aux éleveurs n'a jamais franchit le stade de pure et simple hypothèse non vérifiée.

 

Définition
Les dessous de la dysplasie  
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L'Erreur du Millénaire de la médecine vétérinaire "La dysplasie  de la hanche, anomalie squelettique non héréditaire du chien, par malnutrition"

 

 

La dysplasie coxo-fémorale

 

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